Entreprendre au Japon partie II
Nous avons vu la dernière fois l’importance de la flexibilité et du facteur temps dans la création d’un business au Japon. Nous allons voir aujourd’hui un autre point critique qui peut aisément faire pencher la balance de votre coté, la langue. Nous sommes nombreux, nous jeunes européens, à parler plus de deux langues, un avantage non négligeable dans le pays de la localisation à outrance.
Pas la peine de regarder les statistiques pour s’en convaincre, les japonais parlent japonais et ça ne va rarement plus loin. L’anglais, langue généralement reconnue comme mondiale est à peine pratiquée de manière directe au Japon. Les jeunes japonais ont bien sûr travaillé l’anglais à l’école, à l’université, mais rarement le facteur “pratique directe de la discussion en anglais” est entré dans cet apprentissage. On se trouve donc devant une population à même de vous reprendre sur n’importe quelle règle de grammaire mais bien incapable de sortir plus de deux phrases intelligibles à la suite.
Je parle personnellement quatre langues tout comme mon collègue. Si cela n’a rien de vraiment exceptionnel sur le vieux continent, on chuchote le mot demi-dieu au Japon pour parler de ces gaijin à la langue déliée. Il est bien sûr indispensable, dans cette montée vers l’Olympe de parler la langue locale, le japonais. Une fois cette obligation remplie, à vous les voitures de luxes, les Villas à Izu et les femmes à votre porte…désolé, je m’égare.
Au niveau business donc, que peut bien apporter cette maitrise des langues vis a vis de la clientèle locale. Premièrement, lorsque l’on travail dans l’IT, il est indispensable d’être à niveau, les technologies évoluent sans cesse et les nouveaux standards poussent comme le chiendent. Je ne vous ferai pas l’affront de vous poser cette question simple “Et la doc technique coco elle est en quelle langue ?” On se demande souvent pourquoi les japonais sont à la ramasse au niveau technologies Internet, et bien voila la réponse.
Deuxièmement, un grand nombre d’entreprises japonaises sont à l’heure actuelle en pleine expansion vers l’étranger. Le marché local perd de plus en plus de vitesse et les entrepreneurs se prennent pour Indiana jones à la recherche de l’artefact mondialisation. Encore une fois, nombreux sont ceux qui ne passent même pas le mur asiatique, à cause de la langue et de la culture. Rares sont les entreprises qui ont en leur sein un anglophone, un francophone ou un russe qui parle 27 langues. C’est à ce moment là que nous intervenons, nous jeunes européens entreprenants. Intégration de produit à l’étranger, refonte de l’interface utilisateur pour mieux coller a la culture visée, traduction etc… Les possibilités de placer un service que les japonais ne trouvent pas ailleurs sont énorme.
Enfin et tout simplement, parler sa propre langue, la langue locale et encore d’autres force directement un certain respect dans les relations avec les clients. Vous n’êtes plus la pour lui vendre un service, vous devenez celui qui les sortira d’une situation impossible, vous êtes celui qui comprend le charabia, celui qui maitrise la Kabbale gaijin.
Un conseil donc, ne rechignez pas à apprendre des langues, elles sont le noyau d’une communication et d’un business réussi. Dans le prochain article “entreprendre au Japon”, je vous parlerai du Networking ou comment trouver des clients par les moyens qu’offre le Japon.




uand je pense que tu m’as dit que “tu ne savais pas bien écrire”…. n’importe quoi tifrère!!!
Tes articles sont fabuleux!